Photo: Redvers, via Flickr

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Section :

 Ixelles
  1050 Bruxelles

Description (historique/actualité/....) :

Biographie contextuelle

ReflexCity ne cherche pas à retracer la biographie complète des célébrités, ce qui ferait double emploi avec une multitude d'autres sites bien plus détaillés et précis, que chacun peut aisément consulter. Nous nous limitons ici à situer sommairement la personnalité et à mettre en évidence ses liens avec la région bruxelloise, chronologiquement et géographiquement.
Le nom :

"Ixelles" est une transposition du néerlandais "Els-Zele" (devenu plus tard Elsene). Le "x" résulte de l'habitude des scribes du moyen-âge à retranscrire les "s" par un signe ressemblant à un "x". (plus de détails : lire "Le Dictionnaire Historique des Faubourgs de Bruxelles" par Jean D'Osta).

Jadis, ce hameau était divisé par le Maelbeek qui alimentait quatre étangs :
- le grooten Vyver (= grand étang); en partie comblé pour former l'actuelle (place Eugène Flagey)
- le Penne broek Vyver
- le Ghevaert (étangs d'Ixelles), ces deux étangs réunis forment le deuxième étang actuel.
- le Paddevyver qui fut comblé au XIXe siècle; c'est l'actuel square de la Croix-Rouge.

Les premiers (?) habitants d'Ixelles furent :
- ceux de l'abbaye de la Cambre, créée avant 1201
- ceux de l'hospice de la Sainte Croix (érigé en 1300): une institution qui soulageait les porteurs de fagots qui venaient de la forêt

Vers le milieu du XIIIe siècle, le village d'Ixelles est érigé en vicomté et rattaché à la seigneurie de Boondael.

Le village portera désormais le nom d'Ixelles-sous-le-Châtelain ou d'Ixelles-le-Vicomte (Elsele-Borgraeve).

Ixelles et les brasseries :

A partir du XIVe siècle de nombreuses brasseries furent créées à Ixelles.

Le 3 novembre 1503 un décret de Philippe le Beau, l'Octroi de Cologne interdit l'installation de toute brasserie ou cabaret à moins d'une lieue de la ville (la seconde enceinte).
Cette mesure touche le hameau d'Ixelles-le-Vicomte,
mais épargne le hameau de Boondael, centre effectif de la seigneurie.

Aux environs de 1600, les troubles provoqués par les guerres de religion et les pressions centralisatrices du pouvoir espagnol provoquent un relâchement dans l'exercice de la surveillance du décret (définitivement invalidé en 1612).

Dès lors le trafic de la bière s'installe à nouveau à Ixelles (principalement autour du grand étang) et son développement est tel qu'en moins de deux siècles, une véritable industrie 'brassicole' prendra corps, au point de transférer le centre de la seigneurie à Ixelles-le-Vicomte. Boondael retournera alors aux activités agricoles.

Les brasseries survécurent à peine à l'occupation française. Les impôts et la disette des céréales les ont frappées durement et il ne reste plus, en 1814, que six brasseurs. La dernière brasserie à disparaitre était la Brasserie Léopold.

Population :

- 1818 : 677 habitants (1)
- 1820 : 1.100 à 1.200 habitants ("New Picture of Brussels" De J. B. Romberg, 308 pages. Publié en 1820. Libre de droit sur Google Book.)
- 1843 : 1881 habitants (1)
- 1846 : 2000 habitants (1)
- 1850 : 12.000 habitants.
- 1853 : 17.797 habitants (1)
- 1875 : 30.060 habitants (1)
- 1900 : 58.615 habitants (1)
- 1962 : 94.135 habitants : le nombre d'habitants maximal; après cette date il diminue jusqu'en 2001. (source elsene.irisnet.be)
- 2000 : 72.814 habitants
- 2007 : 79.721 habitants (5e commune de la Région Bruxelles-Capitale, et 14e de Belgique)
- 2011 : 83.295 habitants
- 2016 : 83.332 habitants
- 2017 : 86.148 habitants (dans journal communal d'Ixelles 03/04/2017)
- 2019 : 86.876 habitants
- 2021 : 87.488 habitants
- 2022 : 88.611 habitants

Sources numérotées :
- (1) "L'histoire d'Ixelles en quelques pages", fascicule introductif. Édité par la Commune d'Ixelles. Édition d'avril 1998.