Depuis le parking Ecuyer (arrière de la place de la Monnaie). Vers 1980 par © Dada

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Section :

 Rue Haute
  Chemin de Hal (ancien nom)

Photo(s) (16)
[+37 photos dans les sous-sections ci-dessous]

Repérage sur plans


Sous-sections :

  2 Rue Haute n°1 (Le Breughel (Brasserie))
      The Cartoonist (Rue Haute n°11)
      Rue Haute n°13 (Cinéma Excelsior)
      Rue Haute n°50
1     Rue Haute n°50,64-70,131-133,135 et 233
      Rue Haute n°132 (Maison Breughel)
  1   Rue Haute n°133 (Bombay Pékin)
  6 Rue Haute n°139 (Espace Jacqmotte, Anciennes usines Jacqmotte)
  2 Rue Haute n°150
  2   Rue Haute n°158 (L'Arc-en-Ciel)
      Rue Haute n°161 (Cinéma Carly (lieu disparu))
  4 Fresque Quick & Flupke (disparue) (Rue Haute n°195)
  9 Michiels-Vêtements (Calle Alta, Rue Haute n° 197)
  9 Rue Haute n°205-207 (Cinéma Minerva (ancien lieu), Cinéma Rialto (ancien lieu), De Beukelaer)
      Rue Haute n°207 (De Beukelaer)
    Rue Haute n°241
      Rue Haute n°255
  1 Impasse des Chansons
    Impasse des Liserons (Impasse Peeters)
    1 Rue de l'Eventail

Classement de la section:

Les communes > Ville de Bruxelles > Le pentagone > Quartier des Marolles >  Rue Haute

Les communes > Ville de Bruxelles > Le pentagone >  Rue Haute

Description (historique/actualité/....) :

Populaire par excellence, la rue Haute est l'une des plus vieilles artères de la capitale. On doit sa construction aux Romains qui en firent, voici près de vingt siècles, un "diverticulum" c'est-à-dire un chemin destiné aux transports agricoles.

Epargnée par l'invasion des Francs, la rue Haute joua, dès le XVe siècle, un rôle considérable dans le développement du tissu urbain. Située le long du versant ensoleillé de la vallée, elle permit la culture du raisin.

Elle fut bientôt bordée de petites rues affluentes, peuplées comme elle de familles ouvrières et de modestes artisans. Au XVIIe siècle, elle fut néanmoins élargie et s'embourgeoisa peu à peu, rejetant la classe la plus pauvre dans les ruelles avoisinantes. Le quartier du "Bovendael" fut même mué en une sorte de ghetto dont les accès avec la rue Haute furent barrés par des chaînes. Le XVIIIe siècle renforça cette transformation.

C'est le régime français, sans égards pour les nobles et les bourgeois, qui rendra la rue Haute aux prolétaires. Privés de leurs rentes, maints propriétaires commencèrent à vendre les grands jardins qui entouraient des demeures de luxe. On y construisit des maisonnettes groupées autour d'un couloir central ou d'une arrière-cour. Ce phénomène fut accéléré au XIXe siècle par l'accroissement de la population, Bruxelles devenant une ville manufacturière et administrative. Ainsi sont nés les innombrables impasses, culs-de-sac, allées et «gangskes» qui ont caractérisé les Marolles jusqu'au milieu du siècle dernier.

Depuis, la rue Haute s'est muée en rue commerçante. La Deuxième Guerre mondiale a eu raison des estaminets et salles de danse qui embrasaient le quartier. Entre les vitrines qui la jalonnent, seuls quelques vieux cafés rappellent la "zwanze" d'autrefois.

Source et remerciements: http://www.albert2.be

Si la vieille rue n'a plus aucune unité architecturale, elle conserve néanmoins un joli patrimoine de maisons anciennes éparses.
Il suffit de vouloir les découvrir. Quelques photos uniquement à titre d'exemple.