Vue depuis le parling Ecuyer. Vers 1978. © Dada

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Section :

 Rue de Villers
  Rue des Chats (nom jusqu'en 1894 ?)

Photo(s) (21)
[+1 photo dans les sous-sections ci-dessous]

Repérage sur plans


Sous-sections :

  1 Impasse du Papier (disparue) (Cul-de-sac de la Dame)
      Rue de Villers n°11

Classement de la section:

Les communes > Ville de Bruxelles > Le pentagone >  Rue de Villers

Les corps de métiers > Les architectes > Architecte Jean Rombaux >  Rue de Villers

Description (historique/actualité/....) :

La rue s'appelait jadis rue des Chats.
C'est par l'arrêté royal du 17 juin 1851, qu'elle devint la rue de Villers, cet arrêté régularisa la situation de plusieurs rues de Bruxelles-Ville qui avaient un homonyme dans l'agglomération bruxelloise. (source : Bruxelles notre capitale par Louis Quiévreux). Cependant, sur le plan annexé - datant de 1894 - il est encore indiqué rue des Chats !

Tour de Villers :

La tour de la rue de Villers, sauvée in extremis en 1958, a été restaurée par Jean Rombaux, architecte de la Ville de Bruxelles ; elle est classée en 1962.
Elle sera dégagée des maisons qui la cachaient suite à l'extension de la Sint-Jorisinstituut, érigé à la place de la "Gulden Hof" (terrain d'entraînement de la Gilde des Arbalétriers de Saint-Georges).
En 1964, la majeure partie de la rue est démolie.

La tour de Villers (intramuros) ou des Alexiens (extra muros) est découverte en 1893 par Combaz et De Dornon de Behault lors d'une visite dans le cabaret de E. Pieters où la tour, englobée dans l'habitat, servait de salle de danse.
La tour semi-circulaire présente un seul niveau et une plate-forme à ciel ouvert munie d'un parapet à créneaux.
Deux escaliers latéraux permettaient l'accès aux étages de la tour et au chemin de ronde.
Le rez-de-chaussée et le premier étage sont percés d'une archère centrale et deux latérales.
De la tour part un pan de courtine de 26m de long, visible extramuros dans la cour de la Sint-Jorisinstituut au n° 16 de la rue des Alexiens.

En 1958, lors des travaux d'extension de la Sint-Jorisinstituut, la tour et la courtine sont totalement dégagées. Les projets d'agrandissement prévoyaient de détruire l'ensemble des vestiges.
Mais grâce à l'intervention de l'architecte de la ville de Bruxelles, J. Rombaux, les vestiges seront sauvés.
J. Rombaux entreprend la restauration : élimination des matériaux surajoutés, reconstruction des créneaux, dégagement des archères, consolidation des murs et destruction de la toiture couvrant la plate-forme supérieure.

La tour et la courtine sont classés par arrêté royal le 30 mars 1962.

Une autre partie de cette courtine est visible intramuros dans la cour de l'athénée royal Jules Bordet, rue du Chêne.