
Description (historique/actualité/....)
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Biographie contextuelle
ReflexCity ne cherche pas à retracer la biographie complète des célébrités, ce qui ferait double emploi avec une multitude d'autres sites bien plus détaillés et précis, que chacun peut aisément consulter. Nous nous limitons ici à situer sommairement la personnalité et à mettre en évidence ses liens avec la région bruxelloise, chronologiquement et géographiquement.
L'apparition de ce type de commerces va de pair avec la modernisation des métropoles européennes : Londres a donné l'exemple, suivi par Paris où un Bon Marché s'ouvre sur les boulevards en 1838. Bruxelles embrayera le mouvement 50 ans plus tard.
Le principe en était simple : on trouve TOUT à une seule adresse : alimentation, vêtements, meubles, outillage, restaurants, salon de thé, etc.
Au sens strict il n'y en eut que quatre à Bruxelles :
- Au Bon Marché (boulevard du Jardin Botanique, rue Neuve, actuel emplacement du City 2). 1860
- Grand magasin de la Bourse (boulevard Anspach, - rue Marché aux Poulets) 1872
- L'Innovation (rue Neuve, rue du Damier) 1897
- Galeries Anspach (boulevard Anspach, rue des Fripiers, rue Grétry) 1899
On pourrait en ajouter un cinquième : l'Union Économique à Saint-Josse-ten-Noode, mais il était d'une toute autre nature. Il s'agissait d'une société coopérative visant à fournir les plus démunis à des prix abordables.
Ils étaient tous les quatre situés sur la première moitié du parcours reliant l'ancienne gare du Nord (place Charles Rogier) à la place de la Bourse, avant le percement de la Jonction, occupaient des milliers de m² sur 5 ou 6 niveaux et des centaines d'employés chacun.
La plupart d'entre eux avaient des succursales, principalement dans le "haut de la ville"
En période de fêtes ils proposaient des vitrines d'une splendeur aujourd'hui oubliée. Il était courant dans les années 1950 que les badauds du dimanche patientent simplement pour avoir l'occasion d'admirer un étalage. Il y eut aussi à l'époque de fabuleux royaumes de Saint-Nicolas, avec arrivée du patron des enfants sages en hélicoptère.
1974 : chant du cygne, tentative désespérée : pour éviter les "doublons", on assiste le fusion GB - INNO - BM, tandis que le Grand Magasin de la Bourse s’était lié aux parisiennes Galeries Lafayette afin de tenter d'améliorer son standing.
De la bande des quatre, seule l'Innovation (devenu Galeria Inno) subsiste aujourd'hui, mais il ne reste que l'enseigne, le concept ayant totalement changé.
Les grands magasins évoqués ici sont vraiment, à Bruxelles, des lieux disparus, alors qu'il en subsiste à Londres, Paris et ailleurs.
C'est indéniablement l'apparition de super marchés, situés en périphérie qui a signé leur arrêt de mort.



